Annie Legault
Entrevue et photographie / Catherine Bernier
Tous ceux qui ont séjourné au chalet depuis qu'Annie Legault, artiste, fondatrice et créatrice d'Amulette, a achevé son installation in situ, sont d'accord : c'est l'ajout parfait à la mezzanine.
Nous n'aurions pas pu imaginer une meilleure adéquation à nos besoins : un mur d'art fonctionnel, tressé à la main, qui non seulement assure la sécurité, mais reflète aussi magnifiquement le patrimoine de pêche profondément enraciné de la région, une tradition qui reste centrale dans la région aujourd'hui.
Basée à Montréal, Annie Legault se spécialise depuis 2013 dans les objets de collection artisanaux, les œuvres d'art fonctionnelles et les œuvres d'art sur mesure. Diplômée de l'Université Concordia avec une mention honorable en beaux-arts, spécialisée en fibres et textiles, Annie étudie la peinture et le dessin et porte un intérêt particulier aux installations artistiques. Elle s'approprie entièrement le médium textile, créant une ligne d'objets de design fonctionnels magnifiquement insolites et organiques.
Influencée par les années 1960 et 1970, chaque pièce de la collection Amulette est fabriquée à la main par Annie. Le jute, la laine mérinos et l'alpaga ne sont que quelques-unes des fibres naturelles utilisées dans toute la collection Amulette.
Fusionnant respectueusement une technique ancestrale avec sa vision contemporaine, son travail évolue autour du concept de « protection ». Amulette, un mot français qui signifie « protection contre l'obscurité ». Tout en recherchant des atmosphères distinctement chaleureuses, des textures lumineuses et une poésie matérielle, Annie aspire à intégrer son approche et sa vision dans la vie quotidienne et elle interprète les lampes, les sculptures ainsi que d'autres objets du quotidien avec une sensibilité considérable.
La contribution d'Annie aux Parcelles laissera une marque durable sur l'environnement pour les années à venir. Entre deux cordes et une paire de ciseaux, nous nous sommes assis avec Annie pour discuter de son expérience en tant qu'artiste en résidence in situ au chalet.
Quelles étaient vos intentions pour la résidence, et comment cela s'est-il passé ?
Mon intention pour cette résidence d'artiste aux Parcelles était de sortir de mon atelier et de me lancer le défi d'une installation in situ. L'idée de passer de mon espace de travail au cœur de Montréal à une immersion dans le cadre époustouflant des Parcelles m'a immédiatement séduite.
L'espace a été magnifiquement rénové par Catherine et son partenaire avec un soin incroyable et un respect pour son essence originale. C'est véritablement l'oasis de paix dont rêve chaque artiste.
En tant que passionnée de la préservation du patrimoine architectural, j'ai été profondément inspirée par l'isolement du chalet, son emplacement en bord de mer et la vue imprenable s'étendant jusqu'à l'horizon. Le village de pêcheurs voisin, avec son petit port (à visiter absolument !), a encore enrichi mon expérience.
La corde, mon matériau de prédilection, se connecte naturellement à cet environnement maritime, évoquant les filets de pêche, les bateaux et les casiers à homards. Cette résidence m'a permis de pousser ma pratique dans un contexte entièrement nouveau tout en restant fidèle à mon approche contemporaine. Puis-je revenir l'année prochaine, s'il vous plaît !?
Cette résidence m'a permis de pousser ma pratique dans un contexte entièrement nouveau tout en restant fidèle à mon approche contemporaine.
- Annie
Recommanderiez-vous cette résidence d'artiste à d'autres artistes et pourquoi ?
Chaque artiste devrait sortir de son atelier au moins une fois par an pour se ressourcer, se dépasser, se reconnecter. Pour s'éloigner de la routine et embrasser l'inattendu.
Et en tant que véritable amoureuse de l'eau, croyez-moi : vous devez nager dans l'océan, prendre une douche chaude en plein air et vous détendre au coin du feu avec un verre de Chardonnay.
Tout est dit ?
Suivez Annie Legault / @amulette_par_annielegault
Portraits par Catherine Bernier / @cath.be